Abbaye de La Celle

Créé pour l’Abbaye de La Celle, ce trompe-l’œil restitue, à partir d’un plan historique, les bâtiments disparus de l’ancien monastère.

Quand la peinture restitue ce que le temps a effacé

Pour l’Abbaye de La Celle, il m’a été confié la réalisation d’un trompe-l’œil destiné à masquer une porte tout en évoquant les bâtiments aujourd’hui disparus de l’ancien monastère.

Réalisée sur une planche en bois amovible, l’œuvre s’intègre parfaitement dans l’arcature existante et respecte la réversibilité des aménagements exigée sur un site patrimonial. Le visiteur découvre ainsi une ouverture imaginaire sur une cour médiévale, comme si l’architecture d’origine se prolongeait naturellement au-delà de la porte.

La composition ne relève pas de l’imagination. Elle s’appuie sur un plan ancien de l’abbaye, qui a permis de retrouver l’implantation des bâtiments disparus. À partir de ce document historique, une étude et plusieurs maquettes ont été réalisées afin de proposer une restitution fidèle de l’ensemble.

Sous la direction scientifique d’Yvon Lemoine, responsable de l’abbaye et archéologue, chaque détail a fait l’objet d’échanges et d’ajustements, jusqu’à obtenir une représentation cohérente avec les connaissances historiques du site.

Cette réalisation illustre la rencontre entre recherche historique, patrimoine et peinture en trompe-l’œil, où l’art ne cherche pas seulement à créer une illusion, mais à redonner vie à une partie de l’histoire de l’abbaye.

Lieu : Abbaye de La Celle (Var) • Technique : Trompe-l’œil à l’huile sur panneau de bois amovible • Support : Panneau réversible intégré dans une ouverture existante • Conception : Reconstitution historique réalisée à partir d’un plan ancien de l’abbaye • Particularité : Œuvre conçue en collaboration avec Yvon Lemoine, responsable de l’abbaye et archéologue, après étude et plusieurs maquettes destinées à garantir la cohérence historique de la restitution.

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